RER NG – Un nouveau RER pour l’Essonne
J’ai eu l’occasion de visiter, vendredi 19 mars, les nouvelles rames du RER Nouvelle Génération « NG » qui desserviront à partir de la fin de l’année le RER D.

La découverte de ces rames a été un moment particulier pour moi car elles symbolisent à la fois mon engagement en faveur des mobilités mais aussi le temps long de la politique.

Ce combat a débuté en 2010. Pendant 5 ans dans l’opposition régionale, j’ai réclamé sans succès ces nouvelles rames indispensables au confort des usagers et à l’automatisation de la ligne, permettant ainsi d’augmenter la fréquence et la régularité.

Ma conviction profonde est que les habitants de grande couronne participent à part entière au rayonnement de la Région capitale et qu’il est donc légitime que ses habitants bénéficient de la même qualité de services publics, et a fortiori de transports, que ceux de Paris.

En 2016 cette conviction a trouvé un écho avec l’élection de Valérie Pécresse a la présidence de la Région Ile-de-France. Avec Stéphane Beaudet, Vice-Président en charge des mobilités, elle a eu le courage, dès les premiers mois de son mandat de s’engager fermement pour la modernisation du RER et du Transilien.

Dès juillet 2016, la Région a commandée 255 nouvelles rames (125 pour le RER D et 130 pour le RER E) soit 3,75 milliards d’euros d’investissement. Une commande historique à la mesure de l’urgence.

5 ans plus tard ces nouveaux trains sont presque prêts. 5 ans entre la décision politique et sa matérialisation concrète.

L’accélération du temps politique, le vacarme des réseaux sociaux et des chaines d’information en direct, la révolution numérique, ont fait de l’instantanéité une vertu cardinale de notre société. Pourtant la décision politique s’inscrit dans un temps long qu’il est parfois difficile d’appréhender et d’accepter.

Ainsi, je comprends la frustration et la colère des usagers du RER, leur impatience à voir les choses s’améliorer. Mais il faut comprendre qu’on n’invente pas un nouveau train en claquant des doigts. 5 ans, c’est finalement très court quand on pense au temps nécessaire par exemple au développement d’une nouvelle voiture.

Avec le RER NG nous sommes partis de zéro pour proposer un train qui réponde parfaitement aux besoins des usagers. La production de ce nouveau train, qui a démarré en 2018, est le fruit de dizaines d’années d’évolution technologique. Et c’est après un long processus administratif, depuis sa commande jusqu’aux tests et certifications de sécurité, qu’il pourra arriver sur nos rails.

Au cours de ces 5 dernières années, mes adversaires m’ont accusé de ne pas tenir mes engagements, mentant aux usagers pour de basses raisons électorales, alors qu’ils connaissaient parfaitement les décisions prises, les montants engagés, les contraintes techniques. Tout ce que je déteste dans la vie politique.

Je n’ai jamais accepté ces critiques. J’ai toujours pris le temps d’expliquer. J’ai mis toute mon énergie à m’assurer que les délais puissent être tenus du mieux possible malgré les difficultés inhérentes aux projets d’envergure.

D’ici la fin de l’année le RER NG desservira le RER D entre La Gare de Lyon et Combs-la-Ville. Le déploiement de ces nouvelles rames sera plus lent que prévu car la SNCF doit renforcer la puissance électrique de la ligne. Mais d’ici 2026 il assurera le service sur l’ensemble de la ligne D. 

En attendant ma vigilance et ma mobilisation restent intactes. Et je vous avoue ma fierté d’avoir contribué à rendre plus facile la vie de mes concitoyens. C’est pour cela que je fais et que j’aime la politique.