Le prix ILAN HALIMI : pour plus de respect et de tolérance entre les peuples

Le prix ILAN HALIMI : pour plus de respect et de tolérance entre les peuples.

Dans une société de plus en plus fragmentée, le vivre ensemble est parfois mis à mal. Certains y voient même le terreau pour tenter de diviser encore plus notre peuple, par des actes portant atteinte aux emblèmes de la nation ou même aux individus et à leurs croyances religieuses. Il ne faut pas nier la réalité, les actes antichrétiens, antimusulmans ou antisémites entachent notre République. Des actes pouvant parfois conduire à des drames tel que l’assassinat barbare d’Ilan Halimi en 2006. Ce jeune de confession juive, retrouvé près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois, avait succombé à ses blessures après trois semaines de tortures. A l’heure où nous commémorons le 75ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz*, rappelons-nous de toutes ces infamies !

Le devoir de mémoire reste la première arme que nous devons brandir pour éviter que de telles horreurs ne se reproduisent: les pouvoirs publics, en lien avec les associations et les représentants des religions, ont une responsabilité dans le dialogue intercultuel, interculturel, un rôle à jouer pour transmettre, aux côtés de l’éducation nationale, ce pan de l’histoire aux jeunes générations. C’est l’objet du drapeau de l’Essonne que nous remettons à nos enfants lors des hommages à nos anciens combattants. C’est aussi l’ambition de ce prix Ilan Halimi lancé par le Département de l’Essonne en 2013 et dont vous venons de célébrer la huitième édition le 6 février dernier. De nombreux collégiens ont présenté des projets pour lutter contre l’antisémitisme et encourager la fraternité entre les peuples dans un espace laïc bienveillant. J’étais heureux de remettre un prix à certains d’entre eux, originaires du collège Michel Delalande d’Athis, des collèges Galilée et Paul Eluard à Evry-Courcouronnes.

Rappelez-vous, jeunesse de France, jeunesse de l’Essonne, qu’un temps, pas si éloigné, des humains ont déporté, torturé, brisé, tué d’autres humains au seul nom de leur appartenance religieuse.

 

La République est composée d’une multitude d’individus différents. Cette différence est la richesse de la France. Une France qui, ayant elle-même vécu des guerres de religion fratricides, a trouvé en son principe de laïcité le moyen de pacifier nos relations, la co-existence de peuples aux croyances différentes, et même avec ceux qui ne croient pas. Ce principe, bien qu’il ne soit pas toujours bien compris, à l’étranger mais même ici, les Français y sont fortement attachés, comme le rappelait l’observatoire de la laïcité dans un rapport en 2019 (à 73 %).

 

Le Département de l’Essonne est lui-même attaché à ce principe qui ne vise pas à effacer nos croyances, mais à rappeler que notre identité première, c’est notre identité française. Notre assemblée départementale a d’ailleurs adopté début février la Charte de la Laïcité, pour rappeler que la République est une et indivisible. Le dialogue entre les peuples est nécessaire et indispensable pour construire et préserver cette unité.

Ensemble, nous devons faire Essonne, faire France.

http://www.francoisdurovray.fr/

 

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75e anniversaire de la « libération » des camps de concentration

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