Mes vœux 2020 aux Essonniens

Discours de mes vœux 2020 aux Essonniens

 

le Préfet

 

Mesdames messieurs les parlementaires,

 

Les conseillers régionaux, départementaux, mes chers collègues, Mesdames messieurs les élus,

Mes chers amis, bonsoir !

Nous avons une chance extraordinaire !

Oui, la chance d’abord d’être ensemble ce soir, pour démarrer sous les meilleurs auspices, cette nouvelle année 2020.

Il est une tradition de souhaiter le meilleur à ceux que l’on aime… et même parfois à ceux que l’on aime moins.

Alors comme je vous aime tous, permettez-moi, au nom des élus du Conseil départemental, de vous souhaiter une très belle année !

Une année pleine de réussite, de bonheur radieux, de santé de fer pour vous et vos proches.

Je veux surtout vous souhaiter une année épa-nou-ie en Essonne

 

OUI, vous avez surtout la chance d’y vivre ou d’y travailler.

Vous pouvez être FIERS d’être Essonnien, d’avoir une part d’Essonne en vous. Quand je dis cela, je ne fais pas preuve d’un optimisme béat.

L’Essonne est une petite France, et je suis bien placé pour savoir qu’elle est comme le reste du pays, voire davantage, soumise à la force et à la rapidité des mutations d’aujourd’hui.

Notre société est de plus en plus fragmentée, de plus en plus divisée. Cette période génère des tensions extrêmes.

Certains estiment que les Gaulois sont réfractaires au changement et qu’il faut donc leur imposer à marche forcée.

Pour ma part je pense que le changement est certes inéluctable mais qu’il doit être accompagné, maîtrisé. Sans quoi les peuples se rebellent, d’autant plus violemment que les élites semblent les mépriser.

Je ne m’attarderai pas sur les raisins de la colère. Beaucoup de nos concitoyens se sentent impuissants, déclassés. Ils se sentent « dépossédés démocratiquement ».

La responsabilité d’un élu n’est pas simplement de partager un constat, mais de proposer des solutions.

Je crois que les élus locaux ont plus que jamais un rôle à jouer pour réenchanter le politique, réinventer la démocratie. Nos concitoyens attendent de nous du volontarisme, un cap et le chemin pour y parvenir.

Churchill disait : « La peur est une réaction. Le courage est une décision ».

 

Notre responsabilité, chers amis, est immense, particulièrement dans un département aussi contrasté que le nôtre, où se côtoient mais trop souvent s’ignorent, les gagnants et les perdants de la mondialisation. Elle n’est pas heureuse pour tout le monde : d’ailleurs la majorité des Essonniens se sent sur le fil.

 

Ce soir, je veux donc partager avec vous deux convictions.

La première c’est que ces révolutions digitales et climatiques n’ont de sens que si elles restent au service de l’homme et si chacun est en mesure d’en saisir les opportunités. Face aux Etats-Unis et à la Chine, le continent européen, berceau de la philosophie et de l’humanisme, a le devoir de promouvoir ses valeurs et son modèle de civilisation.

La seconde, c’est que pour continuer à faire société, nous devons nous réapproprier nos racines, notre identité, tout en ayant le souci quotidien de la cohésion. Chacun doit trouver sa place et -mieux- se sentir embarqué dans un projet plus grand que lui.

C’était l’enjeu et l’ambition des quatre défis du Livre blanc Essonne 2040.

 

J’ai eu l’occasion de le dire lors de ma rentrée politique, le 4 septembre dernier, je le répète à vous tous ce soir : nous avons une grande chance, celle d’appartenir, par- delà nos parcours, nos sensibilités politiques, spirituelles…. à cette grande famille qu’est l’Essonne.

Nous avons une grande responsabilité, celle de faire de ce bout de France, notre premier parti, / notre première cause /.

 

 Celle de faire Essonne.

 Faire ESSONNE, c’est d’abord cultiver nos racines.

Le Département a redoublé d’efforts pour renforcer le sentiment d’appartenance de nos concitoyens, installer sa signature Terre d’avenirs et développer la marque Essonne.

La culture et le tourisme sont des leviers puissants pour faire en sorte que notre territoire devienne un CENTRE.

Voilà pourquoi nous avons engagé un programme ambitieux de restauration de nos monuments historiques :

  • au musée Foujita, avec l’extension de l’espace muséographique,
  • à Chamarande, avec le projet d’ouverture des étages du château

 

  • Au Méréville Les gros travaux dans le Domaine vont enfin commencer. Nous venons de voter la restauration des miroirs d’eau de ce jardin pittoresque, un des plus emblématiques d’Europe. Si Catherine Deneuve a accepté d’en devenir marraine, c’est que l’intérêt patrimonial du site dépasse largement les frontières de notre département. Elle m’a suggéré de contacter l’artiste international Jean-Michel Othoniel. Lui aussi a été inspiré par la magie de Méréville et sublimera le pont aux Boules d’or avec une création contemporaine.

Je veux remercier les mécènes qui nous encouragent, via Essonne mécénat, à valoriser le legs historique transmis par nos aînés.

Le terrible incendie de Notre-Dame a rappelé combien les Français étaient attachés à leur patrimoine. Il est un élément de fierté et d’attractivité.

La fierté, nous voulons qu’elle CASCADE avec la création du pass fan d’Essonne qui permet à chaque habitant de devenir Ambassadeur du territoire. Il offre de nombreux avantages dans une cinquantaine de sites partenaires. Je veux les remercier d’avoir compris l’intérêt de cette dynamique territoriale.

L’attractivité, nous l’espérons, auprès des Franciliens, avec la campagne de notoriété

« Sentez-vous loin près de chez vous ». Au milieu du tumulte de la ville, l’Essonne est en effet une terre de dépaysement.

 

En 2019, nous avons scellé des partenariats prometteurs pour que l’Essonne soit davantage une destination.

Avec La Villette, pour développer le concept des Micro-folies. Comme celle ouverte à Brunoy l’an dernier, le public pourra accéder aux plus grands chefs d’œuvre des établissements culturels français dans un espace numérique, à Epinay-sous-Sénart, Grigny, Evry-Courcouronnes et Sainte-Geneviève-des-Bois.

 

Avec le centre Pompidou, qui installera son pôle francilien de conservation et de création à Massy, en 2025. Un large espace sera ouvert au public pouvant devenir, demain, LA première destination de l’Essonne.

Ce partenariat va déjà se mettre en place dans nos écoles et à Chamarande, confortant l’audace d’inscrire ce château Louis XIII en centre d’art contemporain. D’ailleurs des œuvres de Vasareli y seront exposées cet automne.

C’est aussi au Domaine de Chamarande que nous avons lancé, l’été dernier, avec Les Francofolies, le Festival Essonne en Scène. Il reviendra en juin prochain pour trois jours dédiés à la nouvelle scène française, avec des têtes d’affiches comme M (en clin d’œil à nos amis maliens), Christophe Maé ou Roméo Elvis et en première partie de jeunes talents essonniens. Je vous rassure je ne chante pas….

Partenariat enfin avec l’orchestre du Palais royal, qui viendra renforcer l’éducation musicale en milieu rural aux côtés de nos opérateurs structurants comme l’orchestre de l’Opéra de Massy ou les concerts de poche.

 

L’identité de l’Essonne se construit à travers son patrimoine historique, culturel mais aussi à travers ses racines aéronautiques. (Des racines et des ailes…)

De Port-Aviation à la base aérienne de Brétigny, en passant par le meeting de Cerny- la Ferté Alais, notre histoire se prolonge avec de grands acteurs économiques et un site emblématique, dont beaucoup avaient oublié qu’il était principalement situé chez nous, je veux parler bien sûr d’ORLY.

Cette plate-forme aéroportuaire est évidemment source de nuisances qu’il faut impérativement réduire. Mais Orly, compte-tenu de son immense réserve foncière, peut devenir dans les vingt ans le premier centre économique sud francilien. Depuis les Rencontres d’Orly, organisées avec le Val-de-Marne, ces enjeux constituent notre feuille de route.

C’est essentiel pour l’Essonne qui innove mais qui ne fidélise pas suffisamment ses pépites. Orly doit devenir le lieu de la production industrielle de ce qui est inventé à Saclay, à Villejuif ou à Evry, notamment dans le domaine des biotechnologies.

 

Forts de tous ces joyaux qui font l’identité de l’Essonne, nous serons mieux armés pour relever les défis du siècle, les transitions numériques et climatiques.

La question, encore une fois, n’est pas de savoir si ces bouleversements nous plaisent ou pas. La question est de les accompagner, de les maîtriser pour faire Essonne et qu’ils deviennent une chance pour chaque habitant.

 

Pour répondre à l’enjeu numérique, le Département a d’abord consenti un effort considérable pour que nos jeunes, qui feront la France de demain, soient mieux armés. C’était l’enjeu du déploiement des 25000 tablettes dans les collèges et des services en ligne qui leur sont proposés, comme la bibliothèque numérique. Plus de 11000 livres sont déjà à leur disposition en ligne. A l’évidence, ces nouveaux outils vont faire évoluer les méthodes d’apprentissage.

Et qui mieux que les principaux, les enseignants, les parents, les élèves, pouvaient donc imaginer le collège de demain ?

 

Une cinquantaine d’établissements a déjà répondu à l’appel à projets créé pour végétaliser leurs cours de récréation, repenser leur centre de documentation ou rendre les espaces modulables.

Nous avons aussi lancé ou achevé des travaux dans certains établissements : je pense aux collèges de Montlhéry, Corbeil-Essonnes, Bures-sur-Yvette, Saint-Chéron, Savigny-sur-Orge, La Norville, Etampes ou Milly-la-Forêt.

Nous avons surtout acté la construction de huit nouveaux collèges pour répondre à la forte croissance que connait l’Essonne : 16000 habitants de plus par an ! Un vrai défi démographique que peu de départements connaissent et auquel nous sommes en train de répondre.

Au total, un demi milliard sera investi dans ce programme sans précédent depuis la création du Département !

 

Pour que l’Essonne soit mieux connectée, il fallait aussi offrir à tous les Essonniens un accès au très haut débit. Ce vaste chantier engagé avec les intercommunalités va connaître sa concrétisation : d’ici un an et demi, 130 000 foyers seront raccordés à la Fibre optique.

 C’est le plus grand chantier d’aménagement du territoire !

Je sais qu’il était très attendu par les Essonniens, mais aussi par les entreprises qui citent le très haut débit en tête de leurs critères d’installation sur le territoire.

La construction de cette nouvelle infrastructure était un préalable nécessaire pour faire de l’Essonne un territoire intelligent.  Nous allons y travailler cette année.

 

L’enjeu est double :

  • D’abord développer de nouveaux usages numériques pour faciliter l’accès aux services publics. Imaginez demain une plate-forme pour permettre à n’importe quel Essonnien de réserver en ligne les activités du centre de loisirs ou de la cantine communale, les livres de la médiathèque intercommunale et de suivre ses prestations sociales départementales comme l’allocation personne handicapée.

Et cela tout en veillant à lutter contre l’illectronisme pour ne laisser personne en marge de ces évolutions.

  • Ensuite améliorer la performance et l’économie de nos réseaux publics, d’électricité, de gaz, d’eau, grâce à l’exploitation de la donnée, cet or noir de l’intelligence.

C’est là que les révolutions digitales et écologiques convergent.

 

La transition écologique est en effet la deuxième grande mutation du siècle. Le constat des experts est sans appel.

Il est partagé par tous les dirigeants de la planète…. enfin presque… Pourtant, ils n’arrivent plus à transformer l’essai des Accords de Paris, nous l’avons vu à la COP 25 à Madrid.

D’un autre côté si tout le monde se cantonne à la vision de la jeune Greta, nous risquons de rester prostrés en attendant la fin du monde.

 

C’est donc à nous d’agir, chacun, sur le terrain, de mettre en place la croissance verte. Une croissance verte qui réconcilie l’écologie – trop souvent perçue comme punitive, avec l’é-co-no-mie.

L’Essonne SERA au RV de cette transition. Vous devez vous demander : « oui mais comment ? »

  • D’abord en préservant la biodiversité.

Nous menons une politique ambitieuse de protection et de valorisation des Espaces naturels sensibles : nos vallées, nos marais, le cirque de l’Essonne et nos cours d’eaux. Avec la forêt, ces espaces naturels couvrent un quart de notre territoire et permettent d’absorber 10% de nos émissions de gaz à effet de serre. Nous allons les renforcer en ouvrant au public une nouvelle forêt, la « forêt de la Barre » au printemps sur Morigny-Champigny, Auvers-Saint-Georges et Etrechy.

A rebours des pratiques antérieures, nous plantons quelque 5000 arbres. Une contribution certes modeste face à la catastrophe qui se joue en Australie. Mais si chacun en fait autant, c’est un bout de la planète que nous sauverons.

Préserver la biodiversité, c’est aussi encourager la recherche. Nous y consacrons des moyens considérables -60M€- accompagnant une dynamique unique en France. Nous avons par exemple inauguré tout récemment le bâtiment ICE du laboratoire des sciences et du climat au CEA.

Nous avons également une carte à jouer après le Brexit. Dans les tous prochains jours, nous allons lancer avec les grandes écoles et les universités, et l’appui de la Région, un appel aux chercheurs qui ont besoin de conserver les financements européens. Nous voulons leur dire : welcome in Essonne !

Aujourd’hui, je veux vous annoncer une autre bonne nouvelle : la renaissance du museum d’histoire naturelle de Brunoy. Ce lieu unique, mondialement réputé, notamment pour ses études sur les migrations d’oiseaux risquait de repartir à Paris.

Non seulement il restera en Essonne mais il sera conforté, avec un projet de création d’un pôle d’excellence scientifique Biodiversité-Santé.

Je veux ici remercier Valérie Pécresse car sur les grands sujets, la Région est toujours à nos côtés. De même pour les grandes manifestations. L’Essonne accueillera ainsi pour la deuxième année consécutive les Assises nationales de la biodiversité, à Massy.

  • La transition climatique, nous la ferons aussi en rénovant les L’Essonne compte TROIS CENT MILLE passoires énergétiques !!!

Le Département veut d’abord montrer l’exemple sur ses propres bâtiments, soit un million de mètres carrés ! Je viens de signer la restauration de six d’entre eux, les plus énergivores.

Cela nous permettra à la fois de réduire notre consommation d’énergie, nos dépenses, mais aussi nos émissions de gaz à effet de serre de 42%.

Il faut aussi aider les Essonniens à baisser leur facture, ce qui permettra de résorber la fracture verte qui s’est creusée dans notre société.

C’était notre ambition en lançant l’an dernier la prime éco-logis – une aide jusqu’à 2300€ sans condition de ressource- pour les propriétaires voulant rénover leur logement.

Cette prime a déjà bénéficié à plus de 7400 foyers et généré plus de 50M€ de travaux, dont près de 80% pour des entreprises essonniennes.

Ce qui est bon pour notre planète l’est donc à la fois pour le porte-monnaie des Essonniens mais aussi pour la création d’emplois.

  • En même temps que nous réduisons notre consommation, notre approvisionnement en énergie doit être plus propre, notamment en Essonne qui importe la quasi-totalité de ses besoins.

C’est en ce sens que j’ai souhaité, avec les intercommunalités, créer le syndicat Essonne énergie pour développer les productions d’énergies renouvelables.

Suivant l’exemple de Marcoussis, une réflexion est en cours pour la création d’une deuxième ferme solaire à Vigneux. Pour la géothermie, nous pouvons tripler nos ambitions et atteindre les 100 000 foyers raccordés à cette source de chaleur.

Quant à la biomasse, nous disposons de formidables outils comme la Sémardel à Vert- le-Grand. Il faut les conforter pour donner une seconde vie à nos déchets.

  

  • Etre acteur du développement durable c’est aussi favoriser les mobilités propres : là aussi le Département montre l’exemple : nous disposons déjà de 20% de véhicules électriques dans notre flotte.

 

 Pour les Essonniens, après avoir été un département pilote en matière de covoiturage, nous voulons l’être en matière de circulations douces : nous avons adopté un plan vélo ambitieux de 12M€ pour assurer un meilleur maillage du territoire.

Le vélo sera l’un des enjeux des Assises de la Seine qui seront organisées au printemps prochain avec la Seine-et-Marne et le Val-de-Marne, pour aménager les bords du fleuve.

La Seine est aujourd’hui perçue comme une frontière. Elle doit devenir un PONT entre nos habitants et un élément de valorisation de notre patrimoine. Nous pouvons, comme la Loire, imaginer la Seine à vélo !

Nous pouvons aussi imaginer sur ce fleuve, la logistique urbaine de demain. Je sais que les entreprises y sont prêtes.

  • Enfin, le dernier enjeu de la transition écologique est celui d’une alimentation saine et de proximité.

D’un côté l’Essonne a les consommateurs. Entre nos collèges, les écoles, lycées et autres EPHAD, c’est un marché potentiel de 200 000 repas par jour.

De l’autre, nos agriculteurs sont prêts à diversifier leur activité pour les alimenter, à l’image des producteurs de pates à Saint-Cyr-la-Rivière ou de lentilles à Vert-le-Grand.

L’enjeu de 2020 est de permettre la rencontre entre ces deux bouts de la chaîne de la fourche à la fourchette et de sécuriser l’investissement dans la construction des outils de transformation, légumeries et conserveries.

Comme vous le voyez, l’Essonne a la capacité d’embrasser positivement ces révolutions numérique et climatique.

Chacun ressent pourtant qu’elles génèrent des tensions et accroissent les inégalités sociales et territoriales. Nous ne pourrons continuer à faire société à l’échelle nationale, à faire Essonne à l’échelle locale, qu’à la condition de garantir la cohésion.

 

Là aussi, nous avons un rôle crucial à jouer, car la cohésion est l’ADN, le cœur de métier d’un Conseil départemental.

Par nos politiques de solidarité, nous accompagnons les plus fragiles, à tous les âges de la vie, depuis leur premier cri jusqu’à leur dernier souffle.

Malgré les contraintes toujours plus fortes imposées par l’Etat qui transfère les compétences sans les recettes qui vont avec, notre ambition reste intacte et l’innovation sociale, notre moteur.

Je pense au pack sortie RSA, qui favorise le retour à l’emploi, primé au niveau national, créé en parallèle du plan anti-fraude.

En 2020, nous irons encore plus loin, en mettant en place des coachs pour favoriser un retour rapide à l’emploi de ceux qui en sont les moins éloignés. C’est gagnant pour tout le monde.

La cohésion, c’est aussi la gratuité de la téléassistance à domicile instaurée l’an passé pour les personnes âgées. 10 000 en ont déjà bénéficié, sécurisant ainsi leurs familles.

En 2020, nous travaillerons sur la création, avec les communes, d’un service départemental d’aide à domicile pour apporter une offre de services globale à nos aînés.

Quant aux plus dépendants, nous mènerons à bien notre programme d’ouvertures de plus de 1000 places en établissements pour les personnes âgées et en situation de handicap. En 2020, quatre maisons de retraite publiques ouvriront à Villebon, Draveil, Dourdan et Longjumeau.

Qui dit personnes âgées, ou malades, dit aidants. Ils offrent sans compter leur temps à leurs proches. L’Essonne est le premier département à leur proposer un numéro unique pour les accompagner 7j/7.

Je pense enfin au schéma de la santé adopté en février dernier pour lutter contre la désertification médicale, avec vingt actions comme le soutien à l’innovation dans les centres de télé-médecine. Nous avons aussi voté la création de bourses pour attirer de futurs médecins sur le territoire. Je forme le vœu que l’Essonne puisse accueillir des formations universitaires pour les fidéliser.

La cohésion ne saurait compter que sur la seule puissance publique. Je veux saluer, remercier chaleureusement les associations sociales qui nous aident à réduire les inégalités.

Les associations culturelles et sportives ont aussi un grand rôle dans l’animation de nos villes et villages, pour tisser du lien social.

Le terrain de jeu de nos sportifs est formidable en Essonne. Cette terre de sports produit de grands athlètes.

Je voudrais saluer nos champions de l’année, Pascal Martinot Lagarde qui a obtenu le bronze aux mondiaux d’athlétisme de Doha ; Vincent Luis, champion du monde de triathlon, ou encore Marie-Eve Gahié championne du monde de judo, et leur dire notre fierté. Je pense aussi à nos jeunes espoirs du handisport qui se sont distingués aux derniers Jeux nationaux d’avenir.

De fait, notre soutien est à la fois dirigé vers les manifestations, vers les clubs et comités départementaux qui constituent le vivier de tous ces sportifs, mais aussi vers les communes. Je pense parmi tant d’autres projets à l’aqua-stade de Mennecy que nous venons d’inaugurer.

Le Département entend aussi valoriser son équipement phare. Le stade Bobin sera le lieu de rassemblement de tous les sportifs mais également le site capable d’accueillir de grandes manifestations, comme la rencontre de la coupe de France qui a opposé Linas-Monthléry au PSG le 5 janvier dernier.

C’est pourquoi nous avons acté un programme de rénovation conséquent pour le transformer en un pôle sport-santé à la hauteur de nos ambitions.

Nous nous préparons, enfin, tel un athlète, aux Jeux olympiques de 2024, car l’Essonne vient d’être labellisée Terre de jeux.

Vivre mieux en Essonne, c’est accéder à des services publics de qualité, à une offre de loisirs diversifiée. C’est aussi se sentir en sécurité.

 Le Département a donc voulu apporter sa contribution :

-En mettant notamment à disposition des femmes victimes de violences une écoute dédiée d’intervenants sociaux dans les commissariats et gendarmeries

  • en abondant – / nous sommes les seuls /- le bouclier sécurité de la Région pour aider les communes à équiper leur police municipale et vidéo-protéger leur espace public
  • En installant, d’ici la fin de l’année, la vidéo-protection dans nos 210 sites départementaux

Enfin, je ne saurais parler de sécurité sans mentionner nos pompiers, qui accomplissent près de 100 000 interventions chaque année pour secourir les personnes et les biens partout sur le territoire.

Nous renforçons sans cesse notre soutien au Sdis: recrutements, outil de formation, nouveaux véhicules et deux nouvelles casernes prévues à Tigery et Orsay.

Garantir la cohésion sociale ne suffit pas. Notre responsabilité est aussi de garantir l’équité territoriale et un meilleur accès aux services publics.

Le Département améliore les siens avec ses sept maisons de l’Essonne, dont la première, à Viry-Châtillon, ouvrira au printemps prochain. De même avec la mise en place en 2021 d’une gestion unique pour améliorer la relation avec nos 200 000 usagers, que ce soit par téléphone courrier ou internet.

La cohésion territoriale nous la renforçons aussi par nos aides aux communes, doublées depuis 2015.

Nous assumons une péréquation renforcée en direction des quartiers dans le cadre de notre politique de la ville et en direction de la ruralité. Une enveloppe de 2M€ supplémentaires a même été votée pour mener des petits travaux de voirie.

Ce réseau routier fait le LIEN ENTRE NOUS, particulièrement les 1400 km de routes départementales dont nous avons la responsabilité. Les tronçons les plus sûrs et seulement les plus sûrs repasseront à 90Km/h, au terme d’une concertation, je m’y suis engagé.

Sur la RN 20 en revanche, nous imposerons le 70Km/h aux poids lourds afin de limiter leur nombre et leurs nuisances.

En matière de mobilité, nous faisons la guerre aux bouchons en nous attaquant aux principaux nœuds routiers.

Au total 450 M€ sont engagés sur le mandat. Nous allons inaugurer en mars prochain le Christ de Saclay.

Le chantier du Ring des Ulis démarrera et j’espère aussi lever, grâce à votre soutien M. le Préfet, les dernières difficultés pour engager les chantiers des déviations de Paray-Vieille Poste et d’Itteville.

L’année 2020 sera aussi une année de préparation des grands chantiers de la décennie qui vient, parmi lesquels la requalification de la RN20, la desserte du Val d’Essonne, l’accès à la base aérienne de Brétigny et le désormais fameux franchissement de Seine.

 Les transports en commun font également l’objet de très gros chantiers. La gare intermodale de Juvisy a été inaugurée.

Chacun peut désormais constater l’avancée des travaux du tram 12 Massy et Evry. Cette année ce sera au tour du TZEN 4 reliant Viry à Corbeil.

Côté RER, après l’arrivée des nouvelles rames sur la branche de Malesherbes, les RER D nouvelles générations seront livrés à partir de fin 2020. La modernisation des RER B et C se poursuit, c’est pénible pour les usagers mais indispensable. Enfin je veux saluer la création du pass navigo senior en 2019 et du pass navigo junior en 2020.

 

CONCLUSION

 Mes chers amis,

Comme vous le voyez, l’année 2020 sera bien remplie. Le Département est engagé sur un certain nombre de projets pour améliorer la vie quotidienne des Essonniens.

Ces politiques, nous les avons conduites tout en maîtrisant notre budget et en réduisant notre dette. Il a fallu prendre des décisions courageuses.

La lecture du rapport de la Chambre régionale des comptes nous a cependant confortés. Il décrit bien les dérives passées et salue le redressement opéré depuis 2015.

Il n’en demeure pas moins qu’il faut rester très vigilant compte-tenu de l’incertitude qui pèse sur nos ressources, avec la suppression de la part départementale de la taxe foncière,  incertitude  qui   pèse    également   sur nos charges comme sur nos compétences.

J’espère qu’un Gouvernement – nous pouvons toujours rêver – nous simplifiera la tâche plutôt que de la compliquer.

Malgré cette instabilité, nous agissons pour répondre aux défis d’aujourd’hui.

 

A l’heure où la politique est souvent décriée, jugée incapable d’influer sur le cours des choses, j’espère que nous apportons ici la preuve qu’avec du volontarisme, de l’audace et le souci de fournir des solutions au quotidien, il est possible de progresser.

Je peux vous assurer que toute l’équipe qui m’accompagne s’y emploie. Je veux ce soir remercier l’ensemble de mes collègues qui portent ces politiques.

Je veux aussi remercier les élus communaux et intercommunaux pour la qualité de nos relations.

A l’aune d’échéances électorales qui n’auront échappé à personne, je voudrais rendre hommage à leur engagement et à leur dévouement. Je voudrais par ailleurs saluer ceux qui ont décidé de ne pas repartir, certains par lassitude, épuisement, d’autres parce qu’ils voulaient passer le témoin.

La fonction de maire, d’élu, n’est pas une sinécure, malgré la grandeur de la tâche et les joies qu’elle procure au quotidien.

Elle nous invite à nous élever, au service de quelque chose de plus grand que nous. C’est la magie de notre République. Ce bien le plus précieux qui permet à un peuple si divers de rester uni.

Je voudrais saluer aussi tous nos partenaires institutionnels : l’Etat et l’ensemble de vos services M. le Préfet, avec qui nous construisons de nombreuses politiques,

la Région aussi, et notamment les Essonniens de l’étape qui nous font l’amitié de venir ce soir…

Vous pouvez aussi applaudir le professionnalisme et le dévouement des 4000 agents départementaux qui mettent en œuvre ces politiques et font vivre au quotidien nos services publics. Merci à tous.

Je souhaite aussi remercier tous ceux qui nous ont permis d’organiser cette soirée : les Mousquetaires d’abord, un acteur majeur du territoire qui nous accueille et nous ont mis à disposition la Coupe de France dont ils sont partenaires.

Je remercie également les pépinières de l’Hurepoix, les producteurs du terroir, les musiciens essonniens et nos équipes bien évidemment.

Enfin, je tiens à vous remercier, VOUS, élus, partenaires, présidents d’associations, chefs d’entreprises ou simples citoyens, qui détenez une part du destin de l’Essonne.

Vous permettez à 1 million 300000 habitants de vivre ensemble !

 

Et c’est ENSEMBLE, mes chers amis, que nous continuerons en 2020 à faire de l’Essonne une Terre d’avenirs.

 

Vous retrouverez ici la vidéo de Vœux 2020 de François Durovray aux Forces vives du Département

 

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La lettre d’info

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