Les 600 000 usagers quotidiens du RER D ne doivent pas être pris en otages !

Hier matin, au cours de son audition annuelle à Ile-de-France Mobilités, j’ai interpellé le président de la SNCF sur la situation dégradée du RER D.

Le Département de l’Essonne, à l’instar des autres collectivités, a œuvré sincèrement pour produire un nouveau schéma de desserte, mis en service en décembre dernier, lié à un certain niveau de service… tant sur la régularité, la ponctualité, la propreté que l’information voyageurs. Celui-ci n’est de toute évidence pas atteint.

Certes, la ponctualité s’est améliorée de 3 points, le nombre de trains supprimés a reculé d’un point. Mais la SNCF n’a pas tenu la moitié des engagements pris devant les élus et donc ses usagers. Le débranchement Malesherbes était conditionné à des améliorations significatives de la ponctualité sur l’ensemble de la ligne. Concrètement, le taux de ponctualité, après des années d’érosion, devait remonter de 83 à 92%… aujourd’hui le chiffre de 87% n’est même pas atteint…Le bon score, presque anecdotique dans ces conditions, de la branche de Malesherbes, justement, est l’arbre qui cache la forêt… les voyageurs de cette branche, en correspondance pour les ¾ d’entre eux, continuent à souffrir de la faiblesse de la ponctualité des autres branches dans leurs relations avec la capitale.

Nous sommes conscients de la complexité d’un tel système et que le temps de l’industrie ferroviaire est celui du temps long. Le ferroviaire en Île-de-France souffre d’années, voire de décennies de sous-investissements… ces choix, ou plutôt ces non-choix ne sont certes pas l’œuvre des dirigeants actuels de la SNCF, ni ceux des responsables politiques actuels, tant dans les Départements qu’à la Région. Toutefois, les transports sont un élément plus que crucial dans l’activité économique d’une Région, ils sont vitaux pour tout un chacun, tant dans sa vie personnelle que professionnelle… Les 12 millions de Franciliens, 1,3 million d’Essonniens et 600 000 usagers du RER D par jour ne sauraient être pris en otage pendant encore 5 ou 6 ans et l’aboutissement des grands projets de rénovation d’infrastructures et de renouvellement de matériels.

La SNCF doit donc œuvrer énergiquement et sans délais pour obtenir des résultats visibles, notamment sur des items tels que la fiabilisation du matériel, l’information voyageurs, notamment son unification, la collaboration avec la RATP pour fluidifier la circulation des RER B et D sur le tunnel entre Châtelet et Gare du Nord.

Quelles que soient les difficultés, je suis et resterai le défenseur des usagers qui méritent de bonnes conditions de déplacement.

La lettre d’info

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