80 km/h : ce que le Premier ministre a tendu d’une main, il le reprend de l’autre !

Le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) vient de dresser une liste de critères nécessaires au retour à 90 km/h sur certains axes. La conclusion est simple : il n’existe pas de routes qui respectent cette liste sur le réseau départemental de l’Essonne et très peu au sein des autres Départements. Le Premier ministre aurait-il fait une promesse de Gascon ?

Le réseau routier français serait particulièrement dangereux, que l’on y roule à 80 ou 90, puisqu’il est très éloigné du respect des critères établis par les experts de la sécurité routière ( !). Or, tel n’est pas le constat ni la réalité technique. On marche sur la tête. Comment demander de respecter des critères qui n’existent sur quasiment aucune route en France ?

Dans leur note, les experts du CNSR fournissent également aux Conseils départementaux de la sécurité routière (CDSR) des éléments d’appréciation « des risques » de la dérogation aux 80 km/h. Ils sont calés de facto sur des critères erronés. Malheureusement, il est peu envisageable que les CDSR aillent à l’encontre de la grille de jugement du CNSR lorsqu’ils auront à apprécier la carte du réseau départemental proposé pour un relèvement de la vitesse à 90km/h.

Le Premier ministre avait pourtant fait preuve de bon sens en décidant finalement de laisser les Présidents de Départements juger si certaines routes devaient rester à 80 km/h ou non. Par une voie détournée, la promesse du chef du Gouvernement prend l’eau et malheureusement ce qu’il a tendu d’une main, il le reprend d’une autre…je lui demande, puisqu’il s’agit d’une décision politique, de faire respecter sa promesse.

 

La lettre d’info

Restez régulièrement informé(e) de l’action de François Durovray au service des Essonniens.