Construire une alternative républicaine

Le 26 mai 2019, a résonné comme un nouveau tremblement de terre pour la famille de la droite et du centre. Vous êtes nombreux à m’interroger sur mon analyse de la situation et mon positionnement par rapport aux évènements qui se sont déroulés depuis.

Que j’ai été déçu, oui évidemment. Mais je n’ai malheureusement pas été surpris. Depuis plus de vingt ans, les partis qui ont structuré la vie politique, PS à gauche et LR à droite, ont abandonné l’idée de transformer la société. Ils ont cédé aux sirènes du marketing publicitaire, considérant les citoyens comme des parts de marché, par nature volatile. Ils ont abandonnés l’ambition de parler à l’ensemble des Français. Voilà pourquoi ils sont en ruines.

Les nouvelles forces politiques présentent à mes yeux les mêmes défauts. La République en Marche est ainsi devenue le leader de la France heureuse, tandis que le RN est imbattable pour porter la colère de la France qui souffre. La vie politique française doit-elle s’organiser selon ce nouveau clivage ? Je ne le veux pas et je ne le crois pas.

Je ne peux admettre l’idée que le Rassemblement National devienne la seule alternative au pouvoir en place, ce qui finira par arriver car LREM, comme vient de l’analyser très justement Gerald DARMANIN, raisonne elle aussi à une part de marché.

L’enjeu est donc de construire une alternative républicaine.

Une alternative qui ait enfin l’ambition de « faire France ». C’est-à-dire de porter un destin collectif dans lequel chacun puisse projeter son destin personnel.

Comment y parvenir ?

En clair, faut-il quitter les Républicains ? Faut-il rester dans le parti pour reconstruire de l’intérieur ?

Ces questions se posent naturellement aujourd’hui.

Pour ma part, du RPR aux Républicains, en passant par l’UMP, j’ai participé aux débats qu’ils les ont animés, tout en alertant sur le risque d’un rassemblement au détriment des idées. J’en ai malheureusement fait le constat à de nombreuses reprises et j’ai, comme beaucoup d’autres, dénoncé les dérives, le rétrécissement de notre famille politique.

Par conséquent, j’ai renoncé à toutes responsabilités internes au parti car je ne partageais pas les orientations de la direction nationale actuelle. Je suis ainsi devenu un compagnon de route.

Je me suis concentré sur mes mandats locaux, comme Maire, comme Président du Département. J’ai en effet la chance de pouvoir donner vie à mes idées. En tant que Président du Département, mon premier parti est l’Essonne car j’ai la responsabilité de la cohésion des habitants, des territoires mais aussi de l’ensemble des conseillers départementaux, comme la diversité de la majorité départementale le démontre.

Aujourd’hui, des responsables nationaux comme Valérie PECRESSE et Robin REDA ont décidé de quitter les Républicains, estimant que le parti était verrouillé et impossible à réformer de l’intérieur.

Cette décision est évidemment difficile et je la respecte. Je sais quelle peut être jugée incompréhensible par tous les militants et sympathisants qui s’investissement au quotidien pour faire vivre nos partis. Leur engagement sincère mérite d’être salué.

Mon combat a toujours été celui des idées. Je porte tout au fond de moi le souci d’apporter des solutions aux problèmes des Français et de permettre à notre pays de relever les défis du XXIème siècle, tout en étant capable de continuer à faire société, c’est-à-dire à vivre ensemble.

J’apporte ma contribution à toutes les initiatives visant à trouver des idées nouvelles et à rénover la droite et notamment en partageant avec des personnalités comme Valérie PECRESSE et Xavier BERTRAND.

Ce travail je le faisais avant le 26 mai et les événements de ces derniers jours ne peuvent que m’inciter à redoubler d’énergie.

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