Pour un Président plus humain

Après 5 mois d’un crise sociale inédite, la conférence de presse du Président de la République était attendue. Alors que je souhaite de tout cœur que notre pays sorte enfin de l’ornière, force est de constater que les annonces faites hier ne sont pas à la hauteur.

La crise que la France traverse porte un nom : le doute. Les Français n’ont plus confiance en leur capacité à imaginer un destin collectif et à s’y projeter individuellement. Chacun s’interroge sur la place qu’il occupe aujourd’hui dans notre nation et, surtout, sur celle qu’il occupera demain.

À cette inquiétude, je crains que le Président n’ait pas répondu. Le rôle d’un chef est pourtant de donner le cap et de le tenir. Le rôle du Président est de présider.

Malheureusement, je n’ai entendu qu’une série d’annonces pour des clientèles politiques. Or, le destin d’un pays comme la France ne se construit pas avec une juxtaposition de mesures partielles, il se construit avec de la grandeur. Ces nouvelles mesurettes en manquent cruellement.

Hier, j’ai eu le sentiment d’assister à un exercice où Emmanuel Macron, et non le Président de la République, cherchait vainement à faire son mea-culpa. Il a souvent répété sa volonté d’un projet « plus humain », avouant ainsi en filigrane que c’est lui qui ne l’avait pas été.

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