Notre-Dame est en partie détruite mais l’âme de la France reste intacte

Lundi soir, le monde avait les yeux rivés sur Notre-Dame de Paris. Dans leur entreprise de destruction, les flammes auront gravement ravagé un haut lieu de la spiritualité catholique et du génie français. L’immense peine causée par cet événement tragique fait place à une autre émotion : l’espoir suscité par l’afflux massif, à travers le monde, de dons pour reconstruire cet édifice qu’aucun superlatif ne saurait justement qualifier.

Chaque face, disait Victor-Hugo dans Notre-Dame de Paris, chaque pierre du vénérable monument est une page non seulement de l’histoire du pays, mais encore de l’histoire de la science et de l’art. Que nous soyons Catholiques ou pas, Français ou d’autre nationalité, ce drame touche toute la France et bien au-delà.

Le temps de la reconstruction va être conséquent mais au travers de sa longue histoire la cathédrale a connu bien d’autres épreuves. L’émotion qui traverse le pays est bien légitime. Je la partage entièrement. Face à ce drame, je dois en tant que Président du Département de l’Essonne et représentant d’une institution décider et agir non sous le coup de l’émotion mais en fonction de ce que j’estime juste.

L’Essonne se sent touchée par la catastrophe de Notre-Dame. Je sais combien ce patrimoine est nécessaire à la cohésion et à la fierté des Français parce qu’elle dit une part de nous-mêmes. À l’échelle de l’Essonne, nous avons dans le même esprit conduit d’importantes opérations de rénovations de notre patrimoine.

Le moment venu, lorsqu’une estimation précise des travaux aura été faite, notre Département prendra bien évidemment sa part à l’effort entrepris pour redonner à Notre-Dame sa superbe.

Dans la peine qui traverse les esprits aujourd’hui, réjouissons-nous de l’élan de générosité qui s’exprime. Parmi les Français et des citoyens du monde entier, de grandes fortunes françaises se sont spontanément avancées pour faire don de sommes colossales.

Notre-Dame est un phare mondial. Elle reçoit et continuera de recevoir des dons immenses. N’oublions pas qu’en marge de ce drame, d’autres se trament chaque jour en silence dans nos petites villes et nos villages partout en France.

C’est le cas en Essonne, où des édifices pluri-centenaires ont besoin d’investissements, comme Saint-Sulpice de Favières ou la Basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde, à Longpont-sur-Orge.

Au-delà du combat quotidien que nous devons mener pour la perpétuation du patrimoine français, notre réaction collective face à la tragédie de lundi soir dit quelque chose de l’état profond de la France. Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Cela doit nous rendre profondément optimistes pour la période à venir.

Si Notre-Dame a été en partie détruite, l’âme de la France, elle, reste intacte.

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