La situation dégradée de nos routes nationales

Au printemps dernier, une partie d’un mur de soutènement de la chaussée de l’autoroute A15 au niveau d’Argenteuil s’est effondrée. La direction des routes Île-de-France (DiRIF) vient seulement d’engager un programme de vérification des autres murs de soutènement construits selon une technique similaire.

Aujourd’hui, voilà que l’État se trouve dans l’obligation de fermer, par précaution, une voie de la N118 se trouvant au niveau du Pont de Sèvres. La raison invoquée ? Les deux murs de soutènement sur la commune de Sèvres ont été identifiés comme nécessitant un renforcement !

Ces deux événements traduisent la situation très dégradée de nos routes nationales.

Tel que je le disais déjà cet été, l’État a drastiquement réduit les crédits d’investissements nécessaires à l’entretien de ses routes depuis 20 ans. La France était réputée pour la qualité de ses infrastructures routières et ferroviaires : elles sont gages de dynamisme, de compétitivité et assurent la cohésion entre les territoires. Notre pays est en train de perdre cet atout.

La Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) devait apporter des réponses en la matière ; malheureusement, détricotée comme elle l’a été dernièrement, elle ne sera pas à la hauteur de l’enjeu.

Comme nous l’avons vu avec l’effondrement du Pont Morandi à Gênes, en Italie, le réseau routier souffre de n’être pas entretenu à temps. Il faut d’urgence que l’État réagisse si nous ne voulons pas que ce drame se reproduise en France.

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