Limiter l’augmentation de la température : une question de courage

Qu’on ne s’y méprenne pas, le rapport rendu public lundi par le GIEC[1] ne se borne pas à dénoncer les effets du réchauffement climatique. Coprésidé par la climatologue Valérie Masson-Delmotte, Essonnienne travaillant au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement sur le Plateau de Saclay, ce groupement de scientifiques présente un texte lucide parfois alarmant mais porteur d’espoir.

Si la température augmente « seulement » d’1,5°C en moyenne d’ici 2100 au lieu de 2°C, près de dix millions de personnes ne seraient pas contraintes de déménager. La fonte des glaces en été, autour de l’Arctique, se produirait une fois tous les 100 ans et pas tous les 10 ans. La durée des canicules dans les villes ou le nombre d’événements climatiques extrêmes seraient limités et certaines espèces menacées seraient moins impactées.

Des solutions existent et des accords sont trouvés tous les ans entre pays. Mais il est inutile que les dirigeants du monde entier se réunissent chaque année en COP si rien de ce qu’ils y décident n’est ensuite appliqué !

En Essonne, nous n’attendons pas pour agir concrètement afin de limiter notre impact sur l’environnement :

  • Depuis 2015 nous encourageons l’auto-partage, l’usage du vélo et de la voiture électrique.
  • Un fonds d’innovation doté d’une enveloppe annuelle d’un million d’euros jusqu’en 2021 aide les projets permettant une adaptation au changement climatique.
  • Nous avons adopté un plan de réduction de la consommation énergétique de nos habitats ainsi qu’un plan d’encouragement à l’écomobilité.
  • La démarche « Essonne, Terre d’Avenirs » prévoit la plantation d’une forêt qui permettra d’augmenter la surface boisée du Département et donc le stockage du CO2.
  • Nous soutenons financièrement le projet ICE, Infrastructure pour le Climat et de l’Environnement, qui regroupera sur le Plateau de Saclay des scientifiques travaillant à la recherche de solutions pour limiter le changement climatique.
  • Nous préservons nos Espaces Naturels Sensibles (ENS) dont les multiples fonctionnalités réduisent les effets du dérèglement climatique : inondations, sécheresse, canicule…
  • Nous soutenons la production agricole locale et respectueuse de l’environnement.
  • Nous allons prochainement adopter un plan qui permettra d’optimiser la gestion interne des déchets, de développer le réemploi, de développer la gestion des biodéchets et de lutter contre les dépôts sauvages.

De nouvelles initiatives seront prises pour que l’Essonne soit pleinement engagée pour limiter à 1,5°C l’augmentation de température.

Tirons les leçons des erreurs qui ont mené à l’augmentation de la température globale car nous ne pourrons pas revenir en arrière. Ayons en revanche le courage de changer les choses qui peuvent encore l’être.

[1] Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

La lettre d’info

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