La catastrophe de Gênes doit nous faire agir

Des leçons doivent être tirées de la catastrophe provoquée par l’effondrement du pont autoroutier de Gênes, notamment la nécessité d’entretenir correctement notre patrimoine.

La France était réputée pour la qualité de ses infrastructures routières et ferroviaires. Elles sont gages de dynamisme, de compétitivité et assurent la cohésion entre les territoires.
Mais depuis 20 ans, l’État a drastiquement réduit  les crédits d’investissements nécessaires. La France est en train de perdre cet atout. Le risque d’effondrement du tablier de l’A15, au printemps dernier dans le Val d’Oise, et la fermeture de cet axe pendant plusieurs semaines, est là pour le rappeler.

En France, nos ponts ont une moyenne d’âge de 75 ans. Ils ont pour beaucoup été reconstruit après la guerre. Les routes nationales ne sont plus entretenues et de l’aveu même du gouvernement, 17% du linéaire est jugé dangereux, générant accidents et donc mortalité routière. Pour le remettre simplement à niveau d’ici 20 ans (!), il faudrait augmenter les travaux de 500 millions par an. C’est l’une des conclusions du rapport de la commission d’orientation des infrastructures à laquelle j’ai eu l’honneur de participer sous la présidence de Philippe Duron. Une loi permettant de mettre en œuvre ces préconisations et les financements nécessaires devait être présentée au printemps dernier. Depuis silence radio. Elle serait au mieux examinée au printemps prochain et dangereusement ratiboisée par Bercy qui n’a toujours pas compris qu’investir est une bonne dépense qui génère de la croissance. Puisse au moins ce drame italien être médité pour que les bons choix soient faits.

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