Le jour du dépassement est arrivé

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » disait Jacques Chirac au 4ème Sommet de la Terre, le 2 septembre 2002 à Johannesburg. En 1992, nous avions déjà été prévenus par les 1.500 plus grands scientifiques mondiaux à l’issue du Sommet de la Terre de Rio : « Pour éviter de grandes misères humaines et empêcher la mutilation irréversible de notre planète, il nous faut opérer un changement profond dans notre gestion de la Terre et de la vie qu’elle recèle ». Nous sommes le 1er août 2018 et l’humanité a consommé toutes les ressources connues que la Terre peut produire en une année.

Il y a 25 ans, les scientifiques réunis à Rio avaient alors désigné l’homme et la surpopulation comme étant à l’origine de la diminution de la couche d’ozone, de la pollution de l’atmosphère et des océans, de la raréfaction de l’eau douce, de la surpêche, de l’appauvrissement des sols par l’agriculture intensive, de la destruction des forêts ou encore des extinctions d’espèces.

Qu’est-il advenu depuis ? En novembre 2017, 15 364 scientifiques de 184 pays ont montré dans une tribune que l’humanité a jusqu’ici échoué à accomplir des progrès suffisants pour résoudre les défis environnementaux annoncés et que la plupart d’entre eux se sont considérablement aggravés. Plus inquiétant encore, un phénomène d’extinction de masse a vu le jour. D’ici la fin du siècle, de nombreuses formes de vie pourraient presque disparaître ou pire, totalement.

J’ai la conviction qu’il appartient à chacun d’agir à sa propre échelle pour enrayer ce phénomène dévastateur. C’est animé de cette volonté que les élus de la majorité et moi-même agissons pour l’Essonne et pour les Essonniens afin d’inscrire notre territoire dans une dynamique bénéfique à notre environnement. Terre d’Avenirs, la démarche que nous avons initiée en début de mandat, vise notamment à répondre aux défis environnementaux actuels et favoriser les énergies renouvelables et le développement durable. Nous travaillons également à l’élaboration de nouvelles politiques plus innovantes en matière de transition énergétique et d’agriculture.

Si une action internationale coordonnée visant à réduire les effets du changement climatique semble lente à mettre en place, nous pouvons agir localement ; non seulement nous le pouvons mais nous le faisons. Actualisé en mai 2017, le schéma départemental des Espaces naturels sensibles (ENS) répond à l’urgence de préserver la biodiversité, tout en faisant du patrimoine naturel un élément d’identité et de dynamisme pour l’Essonne. Les acquisitions foncières effectuées récemment par le Département protègent des zones humides en vallée de l’Essonne, des haies et d’anciens vergers dans le Hurepoix, des lisières forestières dans le Gâtinais, un site géologique à Châlo-Saint-Mars, une platière gréseuse en vallée de l’École, etc.

« Essonne, Terre d’Avenirs » n’est pas qu’une formule bien trouvée sans agissements concrets derrière. En 2018, notre Département se donne les moyens de ses ambitions en investissant respectivement 67,6 millions d’euros pour l’entretien et la sauvegarde de notre patrimoine et 16,5 millions d’euros pour le développement durable et l’environnement.

La lettre d’info

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