Pack sortie RSA : le coup de pouce malin du Département !

La loi généralisant le RSA et réformant les politiques d’insertion votée le 1er décembre 2008, instituait un revenu de solidarité active ayant pour objet d’assurer à ses bénéficiaires des moyens convenables d’existence, afin de lutter contre la pauvreté, d’encourager l’exercice ou le retour à une activité professionnelle et d’aider à l’insertion sociale des bénéficiaires.

Parmi les sujets d’importance celui qui concerne le Revenu de Solidarité Active (RSA) est, pour l’Essonne, une priorité.

Ainsi, cette politique publique a été axée autour de deux objectifs : fournir un revenu minimum aux personnes sans ressources ou trop faibles et favoriser le retour à l’emploi.

26 000 Essonniens bénéficient du RSA. Pour le Département, la charge financière du RSA représente un poste annuel de dépenses à hauteur de 160 millions d’euros. C’est pourquoi, en tant que gestionnaire de deniers publics, il est primordial de lutter contre les fraudes au RSA.

Cette mesure de lutte représente une question de justice sociale : en s’assurant que le dispositif soit correctement appliqué, le Département veille sur les intérêts des allocataires et ceux des contribuables.

La Politique offensive de fraude au RSA a porté ses fruits. Notre Département compte aujourd’hui 1 200 bénéficiaires de moins qu’il y a deux ans.

Au-delà de cette lutte, une mesure à la fois innovante et adaptée est entrée en vigueur depuis le 1er décembre : le « pack sortie RSA ». Elle est le fruit d’un dispositif imaginé par un collectif de bénéficiaires du RSA, d’agents sociaux et d’Elus.

Le constat était évident pour certains allocataires dont les revenus générés par le RSA étaient plus avantageux que ceux issus d’une rémunération. En perdant le RSA, ils voyaient aussi diverses aides liées aux transports, à la protection universelle maladie, disparaitre.

Or, avec ce nouveau dispositif, le retour à l’emploi reste toujours gagnant. Gagnant, évidemment pour celui qui en bénéficie, mais aussi, gagnant pour la société et les finances du Département.

Pour le bénéficiaire du RSA des aides déclenchées par le travailleur social du Département permettent de compenser la perte de revenus liée au changement de statut. En effet, dès le premier mois qui suit la suppression du RSA, des allocations viendront couvrir une partie des frais de transports (75€/mois soit l’équivalent du prix d’un passe navigo toutes zones, en attendant la prise en charge du coût de transports par l’employeur), de garde d’enfants (à hauteur de 150€) ou encore l’achat de tenues, chaussures ou outils de travail (avec un chéquier d’insertion d’un montant de 100€).

Il s’agit d’un véritable accompagnement durant les six premiers mois de reprise d’activité et un volet financier permettant de pérenniser la reprise d’activité.

Je me félicite de cette innovation qui est unique en France et favorise une gestion toujours plus saine des finances publiques.

 

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